
On retrouve Marianne Denicourt nue dans avec 0 image
Fille de Bernard Cuau, professeur de cinéma et journaliste, et soeur d'Emmanuelle Cuau, Marianne Denicourt est fascinée dans sa jeunesse par le cirque et la danse[réf. nécessaire]. Adolescente, elle fait sa première apparition à l'écran en figurante dans L'Argent de Robert Bresson. Après le baccalauréat, elle suit des cours d'art dramatique avant d'intégrer l'école des Amandiers de Nanterre, où elle a pour professeurs Patrice Chéreau et Pierre Romans. En 1987, elle est L'Amoureuse dans le marivaudage que tourne Jacques Doillon avec les élèves des Amandiers, cependant le film ne sortira en salles qu'en 1993.
Entre-temps, Marianne Denicourt fait ses classes dans le cinéma d'auteur : La Belle Noiseuse de Jacques Rivette (cinéaste qui la fait chanter et danser en 1995 dans Haut bas fragile) ou dans La Vie des morts, le moyen métrage qui, en 1990, révèle Arnaud Desplechin dont elle devient la compagne. On la retrouve dans les deux premiers longs métrages du jeune auteur : La Sentinelle et Comment je me suis disputé….
Au milieu des années 1990, Marianne Denicourt s'oriente vers un cinéma plus populaire : assistante d'un psychanalyste dans Passage à l'acte de Francis Girod, elle interprète une maîtresse du Marquis dans le Sade de Benoît Jacquot (2000), deux films dans lesquels elle donne la réplique à celui qui sera pendant plusieurs années son compagnon, Daniel Auteuil. On la retrouve à l'affiche de plusieurs comédies, du corrosif À mort la mort ! de Romain Goupil au tendre Quelqu'un de bien de Patrick Timsit en passant par Une pour toutes de Claude Lelouch, et Monique (2001), où elle a pour rivale une poupée moulée. L'actrice revient en 2005 sur le terrain du film d'auteur avec Le Domaine perdu de Raoul Ruiz.
Estimant que le film Rois et reine d'Arnaud Desplechin - qui a été son compagnon au début des années 1990 - s'inspire largement de sa vie, elle publie, en 2005, un livre contre lui. Dans ce livre, co-écrit avec la journaliste Judith Perrignon et intitulé Mauvais génie, elle l'attaque violemment pour avoir exploité ce qu'elle reconnaît comme des éléments douloureux de sa vie privée et de leur vie commune. Elle le poursuit ensuite en justice, en 2006, lui réclamant 200 000 euros de dommages-intérêts, mais elle est déboutée le 3 avril 2006 par le tribunal. Celui-ci estime que l'œuvre de Desplechin, même si elle s'inspire largement de la personnalité et de l'histoire de Marianne Denicourt, voire de ses proches, constitue une œuvre de fiction non réductible à ces faits réels.
Il n'y a pas d'avis pour le moment