
On retrouve Dominique Sanda nue dans avec 0 image
La carrière cinématographique de Dominique Sanda est jalonnée par des noms immenses : Vittorio De Sica, Luchino Visconti (elle apparaît brièvement dans Violence et passion), John Huston, Marguerite Duras, Jacques Demy. Elle a été révélée par Robert Bresson qui lui offre son premier rôle (elle était auparavant mannequin). Elle a marqué le cinéma des années 1970, passant du cinéma français au cinéma italien ou américain : Le Piège, de John Huston avec Paul Newman et James Mason, L'Impossible objet de John Frankenheimer, ou bien Les Survivants de la fin du monde, de Jack Smight), ou bien Novecento, la fresque de Bertolucci dans laquelle elle interprète le premier rôle féminin au sein d'une distribution incroyable qui va de Gérard Depardieu et de Niro à Donald Sutherland et Alida Valli en passant par Burt Lancaster ; ou bien encore Caboblanco, un "Charles-Bronson-film") au cinéma d'auteur le plus marginal (l'immense Navire night de Marguerite Duras), ou le très beau et méconnu Utopia d'Iradj Azimi.
Elle a reçu en 1976 le prix d'interprétation féminine à Cannes pour L'Héritage de Mauro Bolognini (avec Anthony Quinn) – on notera en outre que le cinéma italien lui a donné d'autres beaux rôles : Bertolucci dans Le Conformiste, Vittorio De Sica dans Le Jardin des Finzi-Contini et Liliana Cavani dans Au-delà du bien et du mal (une vie de Nietzsche dans laquelle elle incarne une sublime Lou Andreas-Salomé).
Elle a tourné dans l'un des beaux films de Jacques Demy, Une chambre en ville. Dominique Sanda, c'est certes un visage et un corps, mais c'est aussi une voix : un timbre et une diction immédiatement reconnaissables.
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